« 2005-12 | Page d'accueil | 2006-02 »
13.01.2006
J'aime les Stooges
Là, vite, juste après un rhum gingembre, je le dis, je le crie, j'aime les Stooges.
Et j'aime les épices dans mon rhum.
J'ai enfin repeint mon meuble en rouge. Qui doit devenir "chinois". Manque la patine noire.
J'aime quand j'ai découvert, en live, Twan hurler sur sa scène, à Den Bosch, en Hollande, "I wanna be your dog" (mon hymne).
J'aime avoir décidé dès lors que ce serait mon hymne (tant pis pour Mozart).
J'aime avoir pu le hurler dans la hall H et l'avoir chanté tant de fois que c'est bon de savoir qu'un jour, sans être pathétique, je promets de le chanter à mes nains durant une fête comme si c'était une blague alors que çà me transcendera encore, c'est inévitable.
J'aime me souvenir que les corbacks de Nice dont Fred le loup (best souvenir de lui, avoir l'impression d'avoir baisé avec le diable, le pire: le voir à genoux, larvaire, et je vous en passe...un soir de harcèlement infructueux forever) m'avaient permis de la faire, quelle joie ! (le frère de Rox avec sa cravate panthère...)
Puis rue des Martyrs au Caveau, vestige d'une vie que j'ai la sensation d'avoir rêvée, avec alcool à gogo et la meute en feu devant, trop bon !
I wanna be your dog, so, comme on !
20:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.01.2006
Une dernière fois
çà me hante et quand je déménage, je mets précieusement la seule photo que j'ai d'elle dans une méthode pour apprendre le néerlandais...
Lorsque je récupérerai mes affaires sous carton fermé, je chercherai directement la photo : disparue.
Grand nombre de fois je suis passée devant chez elle, mais je manque tomber dans les pommes chaque fois.
L'heure des bilans a sonné et un jour, j'ose. Je sonne chez le concierge et c'est le fils qui vient m'ouvrir.
- Bonjour, euh...voilà, j'étais une amie de la fille qui est morte, je suis horrifiée..
- C'est moi qui l'ai trouvée...
Et le voilà qui m'explique qu'il lavait les escaliers et qu'arrivé à son étage elle était là...sa copine dormait toujours et n'avait rien entendu...
Je suis vraiment vraiment livide lorsque le téléphone sonne, il s'excuse deux minutes..revient, et me temd le téléphone en me disant "c'est pour vous !"
J'hallucine. Personne ne savait (pas même moi) que je viendrais.
C'est Richard...Il est en Angleterre où Kim va être enterrée. Il m'explique un peu tout, me recontactera...il est effondré.
Je n'aurai plus jamais de ses nouvelles.
Je crois qu'il vit toujours dans l'appart.
Chaque fois que je monte en formation à Paris, je prends le même hôtel, juste à côté.
Le snack libanais où elle aimait aller a disparu.
J'aime croire que c'est elle qui a fait sonner le téléphone au moment où je rentrais dans son immeuble.
Elle croyait en la réincarnation, comme nous.
Elle ne voulait pas mourir, elle était terriblement vivante.
Mais je ne comprends toujours pas pourquoi la photo a disparu...
Et je ne sais pas vraiment comment tout çà a fini, qui est le coupable et s'il est dehors ou pas.
Ma fille porte son prénom en seconde position.
Et elle est pleine d'énergie...
18:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Une fois...2
Puis on va se balader...Elle est très seule, quand même. Elle nous montre son book.
C'est fou comme sur papier glacé, elle n'est plus elle.
Elle, son 501, ses santiags, son pull irlandais et son manteau jaune improbable.
Elle et ses oreilles décollées sous de longs cheveux roux, raides. (Lorsque j'ai vu "les Anges de la nuit", de Phil Joannou, avec Sean Penn, Gary Oldman et Robin Wright(-Penn, maintenant), j'ai été très touchée par le film, bien sûr, mais aussi par la ressemblance de l'actrice en question avec Kim telle que je me la rappelle).
Elle et ses ongles rongés masqués par de fausses griffes.
Elle toujours révoltée, forte en gueule, avec ses "ennemis".
Bref, le soir, nous nous retrouvons tous au resto en question. Richard, son mec, est là, et nous passons une super soirée.
Avant que je ne m'installe à Paname pour 6 ans, je fais de nombreux allers-retours; on se voit quand elle n'est pas en vadrouille à faire de la représentation auprès de son mec qui rejoint des comparses sur telle île "pour affaires"...( j'ai toujours pensé que c'était un espion, haha).
La dernière lettre que je reçois d'elle est un peu tourmentée. Elle connaît quelqu'un d'autre qui a une emprise sur elle, mais surtout un peintre qui retape l'appart qu'ils viennent d'investir, une rue plus loin, et qu'elle trouve menaçant.
10 jours plus tard, je suis à Nice, peut-être bien dans le couloir d'Ab6, quand, réveillée tôt, je prends le Nice-Matin que jamais je n'ouvre et qu'affrontant les nouvelles du monde, je tombe sur un article:
Mannequin londonien assassiné chez elle, (je pense à elle), Paris 5ème (çà se précise dangereusement)...il s'agirait d'un différent d'ordre privé (je blêmis, j'avertis L que je vois moins, réveille les filles et ne tarde pas à remonter)...
J'appelle chez elle et tombe sur Richard qui m'explique qu'elle a invité sa copine C à venir dormir chez elle après une soirée parce qu'elle avait peur, mais que la fille a embarqué un mec que, trop bourrée, elle a planté dans la salon avant d'aller s'écrouler dans la chambre...que pour lui, c'est elle la coupable...qu'il a dû essayer d'abuser d'elle et qu'elle a pris un couteau qu'il a retourné contre elle sur le palier plein de fois...qu'ils sont en garde à vue, que lui était à Berlin...c'est atroce.
18:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une fois...
On avait décidé de "monter à Paris" quelques jours, L. et moi. Fifi aussi, qui devait loger chez son pote MR; sympa et plein de fric, Ile de la Cité.
Après un voyage en stop assez drôle, on débarque.
Nous, filles friandes, voulions nous faire un petit resto, à peine arrivées.
Fifi , non.
Nous devions loger dans un squatt du 14ème (très clean à l'époque) - que j'habiterais plus tard - mais nous n'avions pas la clé et notre copine n'était pas rentrée de la fête du cinéma...
En attendant, nous allâmes avec Fifi chez M, que nous connaissions aussi et qui voulut bien nous laisser utiliser son téléphone pour tenter de joindre notre copine.
Tandis que tous, après un bon délire fumeux, avaient rejoint le toit pour faire des photos impies, nous étions encore en train d'essayer d'appeler.
Début de l'histoire.
Fifi pique sa crise, comme s'il était chez lui, parce que nous essayons toujours d'appeler (avec la permission du maître des lieux, je le rappelle).
Dès lors, nous réalisons que Fifi est caractériel.
Nous continuions juste histoire de prouver que nous n'avions pas l'intention de rester squatter ici.
Nous avons envie de manger "poisson" et prenons le large, L et moi.
Or, nous atterrissons dans un "Hippopotamus", où il ne reste qu'une place possible: collées à deux autres personnes.
C'est un couple. Une super rousse et un mec. Heureuses et affamées, nous jouons vite à nous immiscer dans la conversation. La fille entre dans le jeu. Nous quittons la table et repartons tous les quatre . Elle nous offre l'hébergement dans un studio sans électricité mais où il y a une bonne couette. Nous acceptons.
Et lui (un ami) nous invite demain dans son resto.
D'abord, nous allons chez elle, à deux pas. Elle est anglaise, mannequin, irlandaise d'origine, et vit ici avec son mec qui est allemand, un business man. On parle de spiritisme en buvant du vin...La complicité a été immédiate.
Finalement, il est tard et elle nous sort une pile de tee-shirts blancs et neufs, nous installe sur son canapé de salon et nous nous pieutons.
Soudain, nous sommes réveillées par un vacarme, quelqu'un allume la lumière, on entend crier.
Son mec est rentré.
Le lendemain,elle vient nous réveiller avec deux jus d'orange pressées de frais (je raconte ces détails car nous, pauvres étudiantes, hallucinons un peu devant le véto new-yorkais qui rêvait d'ouvrir un resto à Montmartre, le mannequin canon qui nous invite chez elle, nous propose une pile de tee-shirts neufs, etc....) et nous parlons de la mort. çà l'occupe beaucoup.
On est très dans la spiritualité, L et moi, à ce moment-là. On est sûres d'être immortelles, de pouvoir maîtriser la douleur comme la maladie, qui est à 85% psychosomatique. On croit aux correspondances dans l'univers et que si on a rencontré Kim, c'est pas pour rien. Sauf qu'on en sait pas encore pourquoi.
17:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.01.2006
Il neige
Il neige...qui suis-je ?
Il neige...qu'y puis-je ?
Les chroniques ciné de Radio Nova me tenaient éveillée. Le dernier SMS de Mus me donnait envie de répondre, avec le sentiment que je pourrais déraper, là, et qu'il aurait eu mon dernier mess alive.
Je pensais à mes nains, à leur père, et me demandant si j'arriverais jamais : back home !
Des flocons agités se précipitaient sur ma face, je n'y voyais plus, soupçonnant juste la route.
Je n'aimais pas croiser d'autres feux, (mes essuie-glaces sont dead) je ne savais jamais si j'en sortirais indemne.
Finalement, j'aperçus, après le gros poirier, les lights floues de mon home.
Restait plus qu'à appréhender le dernier virage pentu...
Tendresses coutumières mais ô combien-venues...
Le froid glacé de notre chaumière jamais ne nous atteint, ne nous éteint, ne nous étreint.
21:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
02.01.2006
Regrets du jour
- T'apercevoir que certaines personnes comptent fort pour toi, même de loin, et que la réciproque ne saute pas aux yeux, c'est le cas de le dire...
- Réaliser que çà ne change rien, que tu les aimes quand même
- Que tu peux te sentir un peu triste à cause de çà, et qu'en même temps tu jubiles de rester dans l'ombre.
18:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.01.2006
2005, toujours : the best
Bob et sa bande poursuivent leur mission, et moi ma note du jour...
En vrac, encore (bon, je me fie un peu à la chronologie).
- Des perspectives (enfin !) au boulot
- Des découvertes intéressantes (le tao, le sudoku, le blog, le crossing book, les performances éphémères...)
- Le départ d'une amie chère pour de lointaines contrées (pas pour nous, pour elle !), qui vint à pic
- L'amélioration de la santé de qqu'un qui lui est proche; çà, c'est cool !
- La métamorphose agissante d'une amie à nous, dont j'attends une concrétisation cette année (si un jour tu me trouves et me lis, tu te reconnaîtras)
- Le plaisir, le rire et l'émotion que me procure la lecture du blog de la n°3 (elles connaissent "la rencontre"), et ses projets, et son mieux-être (enfin çà va çà vient, si je lis bien...)
- Mes potes du boulot (notre cercle vicieux)
- Mes cops chargées de comm, avec qui on rit, on bosse, on mange, on boit, on rit encore...
- Ma tante (l'intermédiaire), jamais vue encore, mais notre correspondance promet...
et puis des films, des séries supers, quelques concerts fameux, de bons petits restos, les petits plaisirs, quoi !
L'appel de Nico (pas trop tôt), des potes revus (R et S) ou à revoir soon (G et S): bref, la vie, quoi...
Pas de quoi se sentir malheureux, le foyer, çà gaze, merci, et vous ?
17:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Bilan 2005: mon pire
Salut, les invisibles !
On a passé (sans encombres) le cap et c'est l'heure des bilans...
Tandis que Bob (le Bricoleur, cette fois) glapit que "oui, on peut !" (les parents de jeunes - garçons en majorité - se reconnaîtront), je me hâte de trouver 5 mn de paix relative afin de fouiller dans mon esprit, rien que pour en sortir, spontanément donc, le pire de 2005, même pour rire. alors, en vrac...
- avoir dû stopper l'étendue vampirisante et malsaine d'une cop au trop mauvais karma
- avoir subi une douche froide après quelques mois de correspondance via intermédiaire avec mon géniteur, lorsque sa vieille femme maléfique dispensa son venin : 3ème rendez-vous d'une vie, manqué !
- m'être retrouvée à un jury de concours quasi totalement connu, -déjà que je ne voulais pas y aller ! c'était le poste d'une copine-, avec comme président quelqu'un avec qui je bosse et pour qui j'ai de l'affect, et dans le tas, une super copine - mais là, je le savais...- : 10 mn de présentation catastrophiques...(je pèse mes mots), puis un peu mieux, mais bon...
- la perte de Hibou
- Et, surtout, le départ de V., il y a un mois à peine, après tant de lutte. Injustice.
J'en oublie sûrement, des colères, des blues, mais au final, qu'est-ce qui reste ?
Il faut relativiser; c'est à mon sens, la seule façon de vivre sans flipper !
17:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

