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02.05.2007

Les non sondés poussent un cri

C'est le grand soir du fameux débat censé déterminer qui, entre Ségo et Sarko, l'emportera...
J'aurais adoré être sondée et dire mon évidence pour un choix qui, pour moi, coule de source.
Au nom de l'idéologie à laquelle je crois encore.
Parce que, viscéralement, je suis de gauche.
Parce que je n'ai jamais caché mes opinions.
Parce que, que quelqu'un puisse imaginer que je vote à droite me révulse.
Même s'il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.
(Faut pas pousser...)
Parce que, au nom de la liberté d'expression, je n'imagine même pas qu'on puisse choisir qqu'un qui se prévale des idées qu'affichent un Le Pen, un Berlusconi...
Parce que je ne connais personne dans mon entourage :
1/ qui vote Sarko
2/ qui ait été sondé
Et je trouve çà louche.
Le Français a la mémoire courte.
Avec le Français, le dernier parlé a raison.
Le Français, au fond, se fout de la politique.
Aujourd'hui, il va voter sans attendre rien de ce vote, d'un lendemain meilleur.
Il me semble qu'il ne croit plus, depuis longtemps, à quoique ce soit de ce côté-là.
Pourtant, il est prompt à accuser le symbole du pouvoir de tous les maux, pourvu que les réformes ne servent pas son quotidien.
(Je ne parle pas des militants. Et il ne s'agit-là que de mon analyse...)
Aujourd'hui, c'est la Coupe du Monde de foot. Demain, les élections.
Il y a en France (comme ailleurs probablement) une rythmique qui ponctue la routine.
Qui permet, dans une société individualiste, d'éprouver un engouement collectif nécessaire.
Dans ces moments-là, tout le monde il est beau et gentil.
15 jours plus tard, il ne reste qu'un souvenir sympa; les bonnes intentions s'étiolent...
J'ai peur.
Je ne veux pas croire les sondages. On est nombreux à espérer.
Comment peut-on être aussi aveugles face à un type , certes, charismatique à sa façon, mais habité d’une telle soif de pouvoir et d’un tel radicalisme ?
J’ai la chance d’être française. Même si je pense qu’élire un président est périmé et qu’on est davantage dans une logique d’alliances de compétences, de travail transversal…
En attendant, élire une femme me paraît important.
D’autant que j’apprécie Ségolène Royal, de toute façon.
On ne m’a pas sondée.
J’avais envie de crier mon point de vue.

Commentaires

Cette période d'euphorie m'a rappelée celle de l'an dernier au moment du mondial de foot.
encore une fois on a perdu.

Ecrit par : ars | 17.05.2007