16.08.2008

ab6 ou la fulgurance

Voilà des lustres que je n'avais ouvert ces pages, je ne sais même plus comment écrire un commentaire sur un autre blog...

Alors c'est d'ici que je te le dis ; j'ai écouté SONG. C'est quoi cette merveille ? le mp3 qui ne prit jamais sur mon mac ?

Je suis prise aux tripes et "c'est pas rien de le dire"...

etc...

Quel dommage pour ce we ! 

 

02.05.2007

Les non sondés poussent un cri

C'est le grand soir du fameux débat censé déterminer qui, entre Ségo et Sarko, l'emportera...
J'aurais adoré être sondée et dire mon évidence pour un choix qui, pour moi, coule de source.
Au nom de l'idéologie à laquelle je crois encore.
Parce que, viscéralement, je suis de gauche.
Parce que je n'ai jamais caché mes opinions.
Parce que, que quelqu'un puisse imaginer que je vote à droite me révulse.
Même s'il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.
(Faut pas pousser...)
Parce que, au nom de la liberté d'expression, je n'imagine même pas qu'on puisse choisir qqu'un qui se prévale des idées qu'affichent un Le Pen, un Berlusconi...
Parce que je ne connais personne dans mon entourage :
1/ qui vote Sarko
2/ qui ait été sondé
Et je trouve çà louche.
Le Français a la mémoire courte.
Avec le Français, le dernier parlé a raison.
Le Français, au fond, se fout de la politique.
Aujourd'hui, il va voter sans attendre rien de ce vote, d'un lendemain meilleur.
Il me semble qu'il ne croit plus, depuis longtemps, à quoique ce soit de ce côté-là.
Pourtant, il est prompt à accuser le symbole du pouvoir de tous les maux, pourvu que les réformes ne servent pas son quotidien.
(Je ne parle pas des militants. Et il ne s'agit-là que de mon analyse...)
Aujourd'hui, c'est la Coupe du Monde de foot. Demain, les élections.
Il y a en France (comme ailleurs probablement) une rythmique qui ponctue la routine.
Qui permet, dans une société individualiste, d'éprouver un engouement collectif nécessaire.
Dans ces moments-là, tout le monde il est beau et gentil.
15 jours plus tard, il ne reste qu'un souvenir sympa; les bonnes intentions s'étiolent...
J'ai peur.
Je ne veux pas croire les sondages. On est nombreux à espérer.
Comment peut-on être aussi aveugles face à un type , certes, charismatique à sa façon, mais habité d’une telle soif de pouvoir et d’un tel radicalisme ?
J’ai la chance d’être française. Même si je pense qu’élire un président est périmé et qu’on est davantage dans une logique d’alliances de compétences, de travail transversal…
En attendant, élire une femme me paraît important.
D’autant que j’apprécie Ségolène Royal, de toute façon.
On ne m’a pas sondée.
J’avais envie de crier mon point de vue.

28.04.2006

100 pur son too

De:  Marie Lemarchand
À:  sensonic@free.fr
Objet:  RE: Votre blog : festival 100 Pur Son
Bonjour,

Merci pour votre réponse très riche en impressions.
C'est dommage que vous ne puissiez pas profiter de ces invitations. Pourriez-vous en faire profiter quelqu'un d'autre, par le biais de votre blog ? Dans ce cas, je note vos coordonnées et vous envoie les invitations.

Je suis parvenue à votre blog par la liste de blogs favoris de ab6 désordonnée...

Merci en tous cas de l'intérêt que vous portez à ce festival,

A bientôt,

Marie

-----Message d'origine-----
De : sensonic@free.fr [mailto:sensonic@free.fr]
Envoyé : vendredi 28 avril 2006 08:56
À : Marie Lemarchand
Objet : Re: Votre blog : festival 100 Pur Son

Bonjour,

C'est surprise (et flattée, un peu), que j'ai pris connaissance de votre
message.
J'aurais adoré venir à ce festival dont la programmation me paraît tenir la
route, en plus d'être alléchante. Et je vous remercie de me l'avoir proposé.
>Si vous souhaitez toutefois me faire parvenir des invits, merci de bien vouloir
les envoyer à l'adresse suivante :......(une pote parisienne et rock'n roll susceptible de foncer à ce festival...)
Quand j'habitais encore Paris, nous avions envisagé, elle, un ami et moi, de
monter un label indé de prod plutôt rock. C'était malheureusement la période où
la plupart se cassaient la figure et nous étions encore à l'école....
Depuis, j'ai quitté Paris pour Montpellier et comme nous sommes en vacances, je
pars lundi pour le basque pays et ne pourrai(s) donc pas être à Paname en même
temps. Dommage....

Sinon, je trouve effectivement la démarche intéressante, pour répondre aux
questions que vous vous posez.
Travaillant dans le domaine de la communication, je suis très branchée par les
blogs, même si j'ai peu de temps pour nourrir le mien (comment, - de quelle
manière -  d'ailleurs, l'avez-vous trouvé ??).
Je suis comme vous convaincue que c'est là un média d'avenir, même si cela
n'aura peut-être qu'un temps (les NTIC, çà va vite !).
On se rend compte actuellement de la "vulgarisation" de toutes les formes d'art.
La culture pour tous; et chacun a désormais a sa disposition un tas d'outils
créatifs. C'est donc un merveilleux terrain d'expression. A chacun d'inventer
son territoire. Quinze ans en arrière, les solitaires s'éclataient sur minitel,
créant de vraies communautés aux sentiments réels, à l'abri du choc possible de
la rencontre de leurs dépouilles mortelles. S'ils franchissaient le pas, çà
passait ou cassait. Parfois, ils apprenaient que l'un d'eux mourait. En plus de
la terrible nouvelle, c'était de l'infâme intrusion du réel dans leur monde
parallèle qu'il s'agissait et là...dur. La perte d'un corps que, s'ils
l'avaient croisé dans le métro, jamais ils n'auraient seulement regardé.
Puis arriva Internet avec les tchats et autres forums, et,la Webcam. On se voit,
çà fausse moins les choses....
Avec le multimédia, des métiers se perdent, certes.
Mais il  y a tellement d'énergies là-dedans et la vie est si dure !
Même si les jeux vidéo sont un monde où la réalité virtuelle a pris
effectivement une ampleur folle, le blog reste plein d'avenir. C'est un morceau
de vous que vous y mettez et c'est votre identité qui va continuer à se
construire à travers les outils mis à votre disposition.De quoi se découvrir
aspirations ou, pourquoi pas, talents cachés.....

Cordialement,

26.02.2006

light

Déconfiture

Y'a des tombées du jour plus glauques que d'autres...
Pourtant, le soleil brillait et il y a une semaine à peine, nous goûtions ensemble aux joies de la communauté enfin retrouvée. C'était bon.
Et revenir et lire des échos à ce propos, même désordonnés, m'a donné l'impulsion pour m'exprimer encore.
Malheureusement, je ne suis pas joasse, comme on dit.
Et je n'aime pas me dire que c'est pour çà que je viens là.
Je désapprouve chez moi la sensation que j'imagine que certains ont.
Un état qui me rappelle un univers pas si lointain (quoique ...) que via un job, j'avais un temps côtoyé.
Bref.
Je ne vais pas m'étendre et treize est un nombre qui symbolise pour moi le bonheur. En principe. Mais.

Comme il dit, çà fait 13 ans que çà dure et y' a pas d'évolution franche. J'approuve. Dommage;
çà me revient au nez, me saute aux yeux, que le signe, l'ascendant, l'état lunaire, tout ce qu'on veut, a une influence sur la personne. Mais aussi le prénom que l'on porte, et les autres qu'on vous attribue. Si "sylv" porte en soi la forêt, ok, on y a affublé deux accolytes forever. Albert et Michel. Le grandfather et l'oncle maternel.
Or, le premier aimait la terre et l'argent. Le second est un dur à cuire.
Le premier, jusqu'à la fin, comptait, comptait...
C'est tout ce que j'ai à dire.
Copsréelle, sorry, je t'ai fait une offre de gascon. Y'aura pas de grand jour, même pas en simulacre.
De quoi sera l'avenir fait ?

13.01.2006

J'aime les Stooges

Là, vite, juste après un rhum gingembre, je le dis, je le crie, j'aime les Stooges.
Et j'aime les épices dans mon rhum.
J'ai enfin repeint mon meuble en rouge. Qui doit devenir "chinois". Manque la patine noire.
J'aime quand j'ai découvert, en live, Twan hurler sur sa scène, à Den Bosch, en Hollande, "I wanna be your dog" (mon hymne).
J'aime avoir décidé dès lors que ce serait mon hymne (tant pis pour Mozart).
J'aime avoir pu le hurler dans la hall H et l'avoir chanté tant de fois que c'est bon de savoir qu'un jour, sans être pathétique, je promets de le chanter à mes nains durant une fête comme si c'était une blague alors que çà me transcendera encore, c'est inévitable.
J'aime me souvenir que les corbacks de Nice dont Fred le loup (best souvenir de lui, avoir l'impression d'avoir baisé avec le diable, le pire: le voir à genoux, larvaire, et je vous en passe...un soir de harcèlement infructueux forever) m'avaient permis de la faire, quelle joie ! (le frère de Rox avec sa cravate panthère...)
Puis rue des Martyrs au Caveau, vestige d'une vie que j'ai la sensation d'avoir rêvée, avec alcool à gogo et la meute en feu devant, trop bon !

I wanna be your dog, so, comme on !

08.01.2006

Une dernière fois

çà me hante et quand je déménage, je mets précieusement la seule photo que j'ai d'elle dans une méthode pour apprendre le néerlandais...
Lorsque je récupérerai mes affaires sous carton fermé, je chercherai directement la photo : disparue.
Grand nombre de fois je suis passée devant chez elle, mais je manque tomber dans les pommes chaque fois.
L'heure des bilans a sonné et un jour, j'ose. Je sonne chez le concierge et c'est le fils qui vient m'ouvrir.
- Bonjour, euh...voilà, j'étais une amie de la fille qui est morte, je suis horrifiée..
- C'est moi qui l'ai trouvée...
Et le voilà qui m'explique qu'il lavait les escaliers et qu'arrivé à son étage elle était là...sa copine dormait toujours et n'avait rien entendu...
Je suis vraiment vraiment livide lorsque le téléphone sonne, il s'excuse deux minutes..revient, et me temd le téléphone en me disant "c'est pour vous !"

J'hallucine. Personne ne savait (pas même moi) que je viendrais.
C'est Richard...Il est en Angleterre où Kim va être enterrée. Il m'explique un peu tout, me recontactera...il est effondré.

Je n'aurai plus jamais de ses nouvelles.
Je crois qu'il vit toujours dans l'appart.
Chaque fois que je monte en formation à Paris, je prends le même hôtel, juste à côté.
Le snack libanais où elle aimait aller a disparu.
J'aime croire que c'est elle qui a fait sonner le téléphone au moment où je rentrais dans son immeuble.
Elle croyait en la réincarnation, comme nous.
Elle ne voulait pas mourir, elle était terriblement vivante.
Mais je ne comprends toujours pas pourquoi la photo a disparu...
Et je ne sais pas vraiment comment tout çà a fini, qui est le coupable et s'il est dehors ou pas.
Ma fille porte son prénom en seconde position.
Et elle est pleine d'énergie...

Une fois...2

Puis on va se balader...Elle est très seule, quand même. Elle nous montre son book.
C'est fou comme sur papier glacé, elle n'est plus elle.
Elle, son 501, ses santiags, son pull irlandais et son manteau jaune improbable.
Elle et ses oreilles décollées sous de longs cheveux roux, raides. (Lorsque j'ai vu "les Anges de la nuit", de Phil Joannou, avec Sean Penn, Gary Oldman et Robin Wright(-Penn, maintenant), j'ai été très touchée par le film, bien sûr, mais aussi par la ressemblance de l'actrice en question avec Kim telle que je me la rappelle).
Elle et ses ongles rongés masqués par de fausses griffes.
Elle toujours révoltée, forte en gueule, avec ses "ennemis".
Bref, le soir, nous nous retrouvons tous au resto en question. Richard, son mec, est là, et nous passons une super soirée.
Avant que je ne m'installe à Paname pour 6 ans, je fais de nombreux allers-retours; on se voit quand elle n'est pas en vadrouille à faire de la représentation auprès de son mec qui rejoint des comparses sur telle île "pour affaires"...( j'ai toujours pensé que c'était un espion, haha).
La dernière lettre que je reçois d'elle est un peu tourmentée. Elle connaît quelqu'un d'autre qui a une emprise sur elle, mais surtout un peintre qui retape l'appart qu'ils viennent d'investir, une rue plus loin, et qu'elle trouve menaçant.
10 jours plus tard, je suis à Nice, peut-être bien dans le couloir d'Ab6, quand, réveillée tôt, je prends le Nice-Matin que jamais je n'ouvre et qu'affrontant les nouvelles du monde, je tombe sur un article:
Mannequin londonien assassiné chez elle, (je pense à elle), Paris 5ème (çà se précise dangereusement)...il s'agirait d'un différent d'ordre privé (je blêmis, j'avertis L que je vois moins, réveille les filles et ne tarde pas à remonter)...
J'appelle chez elle et tombe sur Richard qui m'explique qu'elle a invité sa copine C à venir dormir chez elle après une soirée parce qu'elle avait peur, mais que la fille a embarqué un mec que, trop bourrée, elle a planté dans la salon avant d'aller s'écrouler dans la chambre...que pour lui, c'est elle la coupable...qu'il a dû essayer d'abuser d'elle et qu'elle a pris un couteau qu'il a retourné contre elle sur le palier plein de fois...qu'ils sont en garde à vue, que lui était à Berlin...c'est atroce.

Une fois...

On avait décidé de "monter à Paris" quelques jours, L. et moi. Fifi aussi, qui devait loger chez son pote MR; sympa et plein de fric, Ile de la Cité.
Après un voyage en stop assez drôle, on débarque.
Nous, filles friandes, voulions nous faire un petit resto, à peine arrivées.
Fifi , non.
Nous devions loger dans un squatt du 14ème (très clean à l'époque) - que j'habiterais plus tard - mais nous n'avions pas la clé et notre copine n'était pas rentrée de la fête du cinéma...
En attendant, nous allâmes avec Fifi chez M, que nous connaissions aussi et qui voulut bien nous laisser utiliser son téléphone pour tenter de joindre notre copine.
Tandis que tous, après un bon délire fumeux, avaient rejoint le toit pour faire des photos impies, nous étions encore en train d'essayer d'appeler.
Début de l'histoire.
Fifi pique sa crise, comme s'il était chez lui, parce que nous essayons toujours d'appeler (avec la permission du maître des lieux, je le rappelle).
Dès lors, nous réalisons que Fifi est caractériel.
Nous continuions juste histoire de prouver que nous n'avions pas l'intention de rester squatter ici.
Nous avons envie de manger "poisson" et prenons le large, L et moi.
Or, nous atterrissons dans un "Hippopotamus", où il ne reste qu'une place possible: collées à deux autres personnes.
C'est un couple. Une super rousse et un mec. Heureuses et affamées, nous jouons vite à nous immiscer dans la conversation. La fille entre dans le jeu. Nous quittons la table et repartons tous les quatre . Elle nous offre l'hébergement dans un studio sans électricité mais où il y a une bonne couette. Nous acceptons.
Et lui (un ami) nous invite demain dans son resto.
D'abord, nous allons chez elle, à deux pas. Elle est anglaise, mannequin, irlandaise d'origine, et vit ici avec son mec qui est allemand, un business man. On parle de spiritisme en buvant du vin...La complicité a été immédiate.
Finalement, il est tard et elle nous sort une pile de tee-shirts blancs et neufs, nous installe sur son canapé de salon et nous nous pieutons.
Soudain, nous sommes réveillées par un vacarme, quelqu'un allume la lumière, on entend crier.
Son mec est rentré.
Le lendemain,elle vient nous réveiller avec deux jus d'orange pressées de frais (je raconte ces détails car nous, pauvres étudiantes, hallucinons un peu devant le véto new-yorkais qui rêvait d'ouvrir un resto à Montmartre, le mannequin canon qui nous invite chez elle, nous propose une pile de tee-shirts neufs, etc....) et nous parlons de la mort. çà l'occupe beaucoup.
On est très dans la spiritualité, L et moi, à ce moment-là. On est sûres d'être immortelles, de pouvoir maîtriser la douleur comme la maladie, qui est à 85% psychosomatique. On croit aux correspondances dans l'univers et que si on a rencontré Kim, c'est pas pour rien. Sauf qu'on en sait pas encore pourquoi.

05.01.2006

Il neige

Il neige...qui suis-je ?
Il neige...qu'y puis-je ?

Les chroniques ciné de Radio Nova me tenaient éveillée. Le dernier SMS de Mus me donnait envie de répondre, avec le sentiment que je pourrais déraper, là, et qu'il aurait eu mon dernier mess alive.
Je pensais à mes nains, à leur père, et me demandant si j'arriverais jamais : back home !
Des flocons agités se précipitaient sur ma face, je n'y voyais plus, soupçonnant juste la route.
Je n'aimais pas croiser d'autres feux, (mes essuie-glaces sont dead) je ne savais jamais si j'en sortirais indemne.

Finalement, j'aperçus, après le gros poirier, les lights floues de mon home.
Restait plus qu'à appréhender le dernier virage pentu...

Tendresses coutumières mais ô combien-venues...
Le froid glacé de notre chaumière jamais ne nous atteint, ne nous éteint, ne nous étreint.

Toutes les notes